Les mises en vente de biens de 5 millions de livres ou plus dans le Londres haut de gamme ont augmenté de 32,5 % en septembre sur un an, tandis que les ventes dans cette tranche reculaient de 12,5 %, selon LonRes. Davantage de propriétaires choisissent de vendre au sommet du marché, et moins d'acquéreurs s'engagent.
Le directeur des études de LonRes, Nick Gregori, le dit sans détour : le marché au-delà de 5 millions reste le plus touché par l'incertitude et la morosité. Pour un vendeur, ces chiffres renseignent moins sur l'opportunité de vendre que sur la manière de le faire.
Les chiffres de septembre
Pour l'ensemble du Londres haut de gamme, LonRes a enregistré le mois de septembre le plus calme depuis 2016, avec des transactions en baisse de 16,8 % sur un an. Les prix obtenus étaient inférieurs de 7,1 % à leur niveau d'il y a un an et de 8,2 % à celui d'avant la pandémie, et les biens vendus en septembre l'ont été en moyenne 10,1 % en dessous du prix initialement demandé. Les retraits du marché de biens invendus ont augmenté de 15,8 % sur un an.
Au-delà de 5 millions, le constat est plus net. Les ventes du troisième trimestre étaient inférieures de 9,3 % à celles d'il y a un an et de 15,9 % à la moyenne de la décennie précédente, et les baisses de prix dépassaient de 88,8 % leur moyenne de long terme. Selon LonRes, les ventes de très haut de gamme réagissent à l'actualité et aux spéculations, ce qui donne un marché par à-coups.
Tous les indicateurs ne sont pas orientés à la baisse. Les mises en vente sur l'ensemble du Londres haut de gamme ont reculé de 13,2 % sur un an en septembre, tout en restant 23,8 % au-dessus de la moyenne des mois de septembre d'avant la pandémie, et le nombre de biens à vendre était inférieur de 3,1 % à celui d'il y a un an.
La durée de commercialisation a un prix
L'enseignement le plus clair pour les vendeurs porte sur le temps. Au troisième trimestre, les biens vendus en moins de trois mois l'ont été en moyenne 3,8 % en dessous du prix initialement demandé. Ceux restés six à douze mois sur le marché ont nécessité une baisse moyenne de 11,1 %.
Une partie de cet écart tient aux biens eux-mêmes : une maison qui se vend vite est souvent une maison dont le prix était juste dès le départ. Mais le constat rejoint ce que nous observons. À ce niveau de prix, un acquéreur compare généralement un petit nombre de biens, sait depuis combien de temps chacun est affiché, et voit dans une longue commercialisation une invitation à négocier.
Ce que les acquéreurs paient encore
La demande n'a pas disparu ; elle est devenue sélective. Rupert des Forges, responsable des programmes neufs du centre de Londres chez Knight Frank, fait état d'une demande soutenue pour des biens plus grands, prêts à vivre, dans le centre de Londres. Les grandes surfaces sont rares : selon la Residence Report de Knight Frank, moins de 3 % des logements achevés à Westminster et à Kensington and Chelsea dépassent 200 mètres carrés, et le City Plan de Westminster prévoit qu'aucun logement neuf du borough ne dépassera 200 mètres carrés de surface intérieure brute, sauf lorsque la protection d'un bâtiment patrimonial l'exige.
Pour le propriétaire d'une grande maison, cette rareté est un véritable atout, à condition que le bien puisse être acheté en l'état. Un acquéreur qui paie plus de 5 millions et doit prévoir un an de travaux intégrera les travaux, le délai et le risque dans son offre.
Préparer une vente à quelques jours du budget
Le budget sera présenté le mercredi 28 octobre. Interrogé sur les attentes du marché, Nick Gregori estime que le mieux que l'on puisse espérer est l'absence de nouveaux changements dommageables. Les propriétaires de biens de 2 millions de livres ou plus savent déjà que la High Value Council Tax Surcharge s'appliquera à partir d'avril 2028, comme nous l'avons détaillé dans un précédent article ; toute nouvelle mesure devra être lue au regard de la date probable de la vente.
- Fixer le prix pour les trois premiers mois. Selon LonRes, la décote nécessaire triple à peu près pour les biens qui restent six mois ou plus sur le marché.
- Présenter un bien abouti. Les acquéreurs disent rechercher des biens prêts à vivre ; régler avant le lancement les travaux visibles, les rapports d'état et les documents réduit la marge de négociation.
- Choisir son niveau de visibilité. À ce niveau de prix, une commercialisation discrète auprès d'une courte liste d'acquéreurs peut éviter l'effet d'une annonce qui s'éternise, au prix d'une audience plus restreinte ; le bon choix dépend du bien et du calendrier du propriétaire.
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Hanane Dawson, Fondatrice
Sources : LonRes, chiffres des ventes haut de gamme à Londres pour septembre 2026 et le troisième trimestre 2026 (via Property Industry Eye et The National, 22 octobre 2026), y compris les commentaires de Nick Gregori. Knight Frank, The Residence Report, et commentaire de Rupert des Forges (via The National, 22 octobre 2026). Westminster City Council, City Plan 2019 to 2040, Policy 8 (via la carte des politiques d'urbanisme de WA Insight). HM Treasury, document d'orientation « High Value Council Tax Surcharge » (gov.uk, 26 novembre 2025).


